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Numérique & FAO

Simulation FAO : vérifier le brut réel, pas seulement la pièce finie

La plupart des collisions « inexpliquées » en atelier ont une explication simple : la simulation FAO tournait sur un brut idéal, sans les surépaisseurs ni le bridage réels.

Par Rédaction USI Industrie · Publié le

Une simulation d’usinage ne vaut que ce que vaut son modèle d’environnement. Or beaucoup de gammes FAO sont vérifiées sur un brut théorique parfait, sans le bridage. Trois écarts courants entre modèle et réalité :

  • les surépaisseurs de fonderie ou de sciage : un brut réel peut dépasser de plusieurs millimètres le parallélépipède modélisé, et transformer une passe d’approche « dans le vide » en prise de passe brutale ;
  • les brides, crampons et mors : absents du modèle, ils sont la première cause de collision en approche rapide — les modéliser une fois pour toutes dans les montages types coûte peu ;
  • la pièce entre deux phases : après retournement, le brut de la phase 2 est le résultat de la phase 1, pas le brut initial ; les FAO récentes savent transférer ce « brut en l’état », encore faut-il activer la fonction.

La vérification cinématique complète sur jumeau de machine ajoute la détection des collisions corps de broche/berceau et des dépassements de course — indispensable en 5 axes continu. Pour l’ensemble de la chaîne numérique, voir la rubrique Numérique & FAO.