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Géométrie machine : quand faut-il vraiment la faire vérifier ?

Un contrôle de géométrie ne se déclenche pas qu'au calendrier. Certains signes en production justifient une vérification anticipée, et coûtent bien moins cher qu'une série de pièces au rebut.

Par Rédaction USI Industrie · Publié le

Le contrôle périodique de géométrie (niveau, équerrages, jeux d’axes) figure au plan de maintenance de la plupart des ateliers. Mais entre deux échéances, certains signes doivent déclencher une vérification anticipée :

  • une dérive dimensionnelle directionnelle : des cotes bonnes en X mais dérivantes en Y (ou l’inverse) évoquent un défaut d’équerrage ou un jeu d’axe, là où une dérive uniforme évoque plutôt la thermique ;
  • un défaut de perpendicularité récurrent sur des pièces contrôlées bonnes en cotes linéaires ;
  • après tout incident : collision même « sans conséquence apparente », déménagement de la machine, ou intervention lourde sur un axe ;
  • des reprises visibles aux raccordements de passes en finition, à outil et programme constants.

Un contrôle au ballbar donne en moins d’une heure une signature exploitable (jeux, équerrage, asservissements) ; la géométrie complète au laser reste nécessaire pour localiser précisément un défaut détecté. Sur une machine 5 axes, s’y ajoute la vérification des centres de rotation (voir nos critères de choix dans l’article dédié aux centres 5 axes).

Choisir un centre d'usinage 5 axes : les critères qui comptent vraiment

L'écart de prix entre deux centres 5 axes de capacité comparable peut dépasser du simple au double. La différence se joue rarement sur la fiche technique résumée : elle se joue sur la cinématique, la commande numérique et l'adéquation au portefeuille de pièces réel de l'atelier.